La Bourse de New York a ouvert en hausse mercredi, l'optimisme prévalant quant à un cessez-le-feu au Moyen-Orient, ce qui provoque une baisse des cours du pétrole, une atténuation de la volatilité et une détente dans l'obligataire.
Dans les premiers échanges, l'indice Dow Jones .DJI gagne 368,29 points, soit 0,79%, à 46.709,80 points.
Le Standard & Poor's 500 .SPX , plus large, progresse de 37,43 points, soit 0,57%, à 6.565,95 points.
Le Nasdaq Composite .IXIC prend 152,50 points, soit 0,71%, à 21.743,13.
Les trois grands indices boursiers américains, qui avaient enregistré mardi leur plus forte hausse en une seule séance depuis près d'un an, continuent de bénéficier des dernières déclarations du président américain Donald Trump.
Le locataire de la Maison blanche a dit mercredi que l'Iran avait réclamé un cessez-le-feu aux Etats-Unis, qui l'examineront une fois que le détroit d'Ormuz sera pleinement rouvert à la navigation. La veille, il avait dit que Téhéran n'aurait pas besoin de conclure d'accord avec Washington pour que le conflit se termine.
Aux yeux des investisseurs, ces déclarations tous azimuts, même si les bombardements continuent, laissent a minima entrevoir la possibilité de négociations avec les dirigeants iraniens et d'une prochaine baisse de l'intensité du conflit.
Pour Robert Pavlik, gérant financier chez Dakota Wealth, les derniers propos des présidents des Etats-Unis et de l'Iran vont dans la bonne direction, car "cela atténue une partie des inquiétudes qui pèsent sur le marché" depuis fin février-début mars.
L'indice VIX .VIX de la volatilité, présenté comme le baromètre de la peur, est tombé mercredi à un plus bas d'une semaine, sous les 25 points. Parallèlement, le pétrole Brent est repassé brièvement sous les 100 dollars le baril, tandis que le rendement des Treasuries à dix ans US10YT=RR est stable, à 4,33%, après avoir reflué mardi et lundi. Il avait touché vendredi dernier 4,48%, soit un pic depuis juillet.
Outre le contexte géopolitique, les investisseurs analysent plusieurs données économiques avant le rapport officiel sur l'emploi américain prévu vendredi. Le secteur privé a créé plus d'emplois que prévu en mars, selon l'enquête ADP, tandis que les ventes au détail ont affiché en février un solide rebond. Le marché attend désormais l'indice ISM manufacturier pour le mois de mars, prévu à 14h00 GMT.
Aux valeurs, avec le recul des cours du brut, les majors pétrolières Exxon Mobil XOM.N et Chevron CVX.N cèdent respectivement 1,65% et 1,80%, tandis que les producteurs de pétrole et de gaz Conocophillips COP.N , Occidental Petroleum
OXY.N , Devon Energy DVN.N et EOG Resources EOG.N perdent entre 1,70% et 2,21%.
Nike NKE.N plonge de 13%, l'équipementier sportif ayant annoncé anticiper une baisse de 2% à 4% de ses ventes pour le trimestre en cours, alors que Wall Street tablait sur une hausse de 1,9%, selon les données compilées par LSEG.
Côté hausse, les indices sur le S&P 500 des semi-conducteurs
.SOX (+2,30%) et des nouvelles technologies .SPLRCT +0,89%), riches en mastodontes américains, sont bien orientés.
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(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)

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